Notes

Scène mouvante – Dessin mouvant

Titre d’une image réalisée dans mon jardin, prise de vue par mon fils Pablo. Ma question réponse : Combien de génération (je pense aux femmes de ma famille) pour arriver au cœur de ce jardin-là – A ce moment-là ? J’ouvre la fin de la lignée, incessamment depuis le 01/09/18. Le lieu, je ne vous le donne pas. Vous savez maintenant qu’il existe en moi.

Ensuite en lisant le livre Giacometti de Charles Juliet, je me mets à penser : Je pensais avoir à parler de moi, de mon ressenti, des émotions que je faisais miennes mais c’est davantage l’histoire de ces trois femmes, mon arrière-grand-mère – qui a vu passer les 3 guerres, ma grand mère née en 1903, ma mère née après la deuxième GM en 1947, dont j’ai a parler, à témoigner, interpréter ce qu’elles ont traversé, à mouvoir ma matière en y inscrivant leurs ressenti mué. Pas autre chose. C’est tout cela que je véhicule et qui se bouscule en moi.

l’intase

Chemins de vie txt.1/4/19

Mon souffle ouvre tes contours.

nö-gender

« Le couteau pour mieux séparer pour mieux se rencontrer » Y H

anthologie • une connaissance de soi

« prise de position, je dirai plus à la vie plus qu’aux idées. et la responsabilité d’une œuvre dans la joie qu’il pouvait vivre. «le côté social du sexe m’intéresse beaucoup» c’est un combat de tous les jours de déshabiller la société de ses complexes » à propos de J-J. P.

« le terrain fait partie du corps du joueur moins comme une extension que comme le milieu actant son schéma corporel. » (B. A. , Le Corps et ses Avatars)

« Car, dans la fureur de la danse, elle dénoue »

LA DÉLIVRANCE D’AMATERASU

http://www.cnrtl.fr/definition/aorasie?fbclid=IwAR3l_xgdPnZ8N9krEb7OSJmOn9OsFZRKPhsJUUOy6q-BFWNnFsaHfKhS3iA

Le corps en présence et sa joie d’être désirant et distingué.

Là, pour danser jusqu’à l’origine.

J’entends battre le cœur de mes désirs.

(dessin) La plume en fer coupe, sépare mais ne déchire pas le grain, elle crée la carnation, hérisse le poil, lisse la fourrure.

moglymotion (danse & bodylity)

c’est un appel de moi pour toi.

Profil au rayon contour.

Symétrie. Mes céramiques, des deux mains, réparation de l’Autre zone intime uniquement possible parce qu’il y a une séparation entre les deux.
Répétition du même /
impossible /
symétrie
mais pas double. Réparation de sa partie double, en miroir, sa représentation.

Percevoir mes objets (céramique) c’est habituer son regard à la pénombre

Mes sculpture sont comme des costumes elles sont prêtes à être portées.

“Je sais qui j’étais quand je me suis levée ce matin, mais j’ai dû, je crois me transformer
plusieurs fois depuis lors.”
Lewis Carroll, Alice
  • … parce que dans l’AR(t) le nu est sous tous les vêtements, tient tous les objets, forme toutes les courbes et retrace tous les angles, traversant toutes les époques et les émotions. Par ce que les corps se rejoignent sous les touches de la peinture. Suavité et lumières glissantes. Regards étranges, l’insoumission. Le corps d’une vie. Les corps qui se sont assortis et se recomposent l’un et l’autre dans leurs mouvements. Le corps se reprend ou se laisse envahir par le regard de l’autre. Pour moi, la femme allongée, l’homme – le mouvement, l’enfant – la danse, l’agilité. Le corps comme premier lieu de l’action et du frémissement. En couleur, en modelage, en vibrations sismiques. Scène à plusieurs, scène ombragée. Enfant dans les bras de sa mère. (Nönude)

 

  • Sept. 2018 – Je reviens d’un champs de bataille, d’une guerre toute entière. J’ai quitté le front, je ne reviendrai JAMAIS. J’étais la Ré-Zi-Stan-Ce sur des années, le soldat, la charpie. C’était mon corps, mon déplacement psychique, ma chair en morceau à l’intérieur, ma façon d’agir pour être en état de siège, tenir l’état permanent du renversement à l’intérieur de moi, pour les soutenir, je le pensais, parce que je les croyais avec l’amour d’une enfant, parce que c’était ma vie aussi, le même canal qu’eux au début. J’ai tenu le plus longtemps possible, 44 ans. Maintenant c’est FINI. J’ai compris ouvertement à quoi je servais. La matière extensible à vérifier leur vie et valider l’apitoiement d’une généalogie. / Et c’est tombé, ce n’étais plus nécessaire pour moi et, quand ça n’a plus collé, ils se sont acharnés, je n’étais déjà plus là, je les ai regardés s’énerver, s’agiter. J’ai crié différemment, aussi, sur l’un et l’autre. je les ai écoutés dire ce qu’ils pensaient, là, en roue libre, leurs affirmations de ce que j’étais, de qui j’étais. des affirmations Tellement étranges et eux si convaincus qu’elles sonnaient à mes oreilles comme une question : mais ne serais-tu pas plus tôt libre de nous et ne l’aurais-tu pas toujours été quelque part ? Ils m’en voulaient de l’avoir toujours été parallèlement et d’avoir validé en même temps leur version erronée celle qui saccageait leur vie, ils m’en voulaient de m’en sortir alors que eux avaient tout bâti avec mais moi non, j’ai su m’occuper ailleurs, c’était vital. Ils se sont rendus compte que je n’étais plus la même pour eux. Alors leur tristesse de s’être complètement trompés sur eux-même est sortie à chaudes larmes. enfin pas encore…

 

Liens : l’Effet de Foehn (notes)

Archives Nönude / Tumblr

les idiotes, Sarah Cassenti & Hélène Defilippi

 

  • 20 mars 2018. Hier soir, jour de l’anniversaire de mon frère, je suis dans la voiture de ma mère qui est venue nous retrouver, moi et mes deux enfants sortant de leur consultation chez le pédiatre. Ma mère sort tout juste de 3 semaines avec fièvre. Où comment, la batterie de sa voiture tombe à plat (n’ayant pas roulé tout ce temps, le froid, le chauffage et phares allumés – en stationnement – le temps de notre passage à la pharmacie). Après quelques tentatives autour de nous, nous finissons par appeler mon frère qui rapporte ses cables et recharge la batterie de ma mère, le jour de l’anniversaire de la naissance de mon frère, maintenant nous pouvons entrevoir la scène originale des années plus tôt.

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Mogly Speix à propos des idiotes

les terribles

indéfinement

hérissées

en reliefs

guerrières

sans appel

avec leurs complicités

en ailes

verticalement—–extatiquement

atout vent

 

Henrik Aeshna, 27 mai 2015, Nönude la Rose

“vénus-rêve au bord d’une lueur-vertige parée de néon & de mystère un lac gémissant une flamme jaillissante dans les yeux d’homicide de la pleine lune chestnut ridge  (corps tueur du temps)”

 

Visons . , Sarah Cassenti

Wang Di, Yunnan/Chine. printemps 2015

La surface des normes ne nous intéresse pas.

Sous la douceur de la peau, la fleur dérive le fleuve.

J’ai la rage et je ne la hurle pas, je te la chuchote, avec un bel accent.

Mon feu brûle le pin, en me laissant l’odeur de la résine, et du carbone.

Tremblez au tonnerre, comme une bête le contemple, comme une fourmi se recroqueville au cri.

On n’a plus peur, la peur de la douleur, la douleur de la peur.

Le front, la prunelle, la joue, les lèvres, les ongles, l’articulation du coude et du genou, le talon,

les cheveux, les cheveux, les cheveux…

Les sourires restent accroché aux visages des femmes, les plis ciselés sur leur corps,

la scintillation dans le fond autours.

Je ferme les yeux, j’écoute, elles m’ouvrent

 

Mogly Speix à propos de Visons .

le pari de l’indicible

de ce que peut provoquer un dire quand il rencontre le corps

il faut être là.

l’intrusion radicale:ce qui ne cesse pas de ne pas arriver/versus «visons»

comme événement

.

1 novembre 2014

a-l’insu que sait(au delà du sinthom hystérique)

b-tombée de l’escabeau épopée du corps parlant

c-le mystère de l’union de la parole et des corps

d- /

after générateur

1-sc ou les mutations de la substance féminine

2-sc : de la façon la plus audacieuse la plus sublime

nous a donné les preuves du réel vivant

3- /